[ESSAI] Capitalisme, désir et servitude par Lordon

Dans cet ouvrage, Frédéric Lordon, économiste et philosophe, revisite la théorie marxienne des rapports de domination au sein de la société capitaliste à la lumière de l’anthropologie de Spinoza. Conscients des limites de la stratégie visant à enrôler les salariés par la production d’affects tristes, le capital cherche désormais à faire naître des affectes joyeux intrinsèques à l’emploi salarié, pour mieux les mettre en mouvement.

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[ETUDE] Temps, travail et discipline par Thompson

Historien britannique et socialiste d’obédience marxiste, Edward P. Thompson décrit dans cet article l’apparition d’une nouvelle perception sociale du temps qui accompagne l’avènement du capitalisme industriel. La nouvelle discipline fondée sur des horaires obligatoires et monotones, des cadences synchronisées et accélérées, va bouleverser l’organisation traditionnelle du travail. Pour Thompson il ne s’agit pas d’une évolution technologique neutre et inévitable mais bien le résultat d’un mode d’exploitation.

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[ESSAI] Le structuralisme des passions par Lordon

Économiste de formation et spinoziste de conversion, Frédéric Lordon plaide, dans ouvrage, pour un dépassement du mythe néoclassique de l’homo œconomicus qui fait de l’être humain un être libre, rationnel et autodéterminé. L’auteur se réapproprie les concepts fondamentaux de la philosophie de Spinoza pour mettre en lumière un monde composé de structures – qui déterminent les hommes à désirer – et peuplé d’individus – qui constituent des pôles de puissance désirante. C’est sous l’effet de configurations institutionnels particulières que les structures vont enrôler la puissance d’agir des agents en affectant directement leurs désirs.

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[ESSAI] La société du spectacle de Debord

Figure dominante du mouvement révolutionnaire situationniste, Guy Debord théorise la notion sociopolitique de société du spectacle dans un ouvrage éponyme devenu emblématique. D’inspiration marxiste, les deux cent vingt et une thèses qu’il développe dans son ouvrage rendent compte d’une société où le spectacle de la marchandise demeure l’unique objet de contemplation. Il en constitue le modèle présent de la vie socialement dominante et se fait le pendant de l’organisation économique de la marchandise, entraînant l’individu aliéné dans le mouvement autonome du non-vivant.

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[ETUDE] La propagande selon Bernays

Neveu de Sigmund Freud, Edward Bernays s’est appliqué à transposer les concepts développés par son oncle à ce qu’il nommera l’industrie des relations publiques ou que l’on peut nommer plus sommairement la propagande politique. De part la place centrale qu’il a occupé dans l’industrie américaine florissante du début du vingtième siècle, Bernays offre un éclairage limpide sur les concepts de manipulation de l’opinion publique qui sont à l’oeuvre dans nos sociétés démocratiques – lui même ayant pris part aux plus grandes campagnes de propagande qu’ait connu la société américaine.

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